lundi 9 décembre 2013

Sombre clameur



Arbre figé
Derrière l’écran
De la fenêtre
Cadavres alentour
Pieds érigés
Chaises abandonnées
De la classe
Les radiateurs grondent
Leur chant morose
Murs désespérés
De gris
Enfer sidéral
Mal luné
De l’école
Les mots perdent leur sens
La poésie s’est pendue
Tout
est
statufié
Sauf
L’intolérable
L’insupportable
Le détestable

Tintamarre


mercredi 27 novembre 2013

Sultan



Ce goût de sérail
Que tu traînes à ta suite
Me perd
Me pend
A ta désinvolture
Je suffoque
Tu as mon regard dans ton ventre
Et tu le serres à pleines mains
Tu m’as liée à ton odeur
A ton silence
Emprisonnée dans le sillon de tes yeux
Autant de chaînes à mes chevilles
Ensanglantées

dimanche 17 novembre 2013

Jadis


Et si ton rêve était éternité ?
Tu brises l’espace
Comme tu traverses
Mes songes
Elles dansent
Les dames du temps jadis
Tu virevoltes
Nuit après nuit
Roland hardi
Le souffle épique
Des chevaliers de France
Depuis longtemps
N’a plus frémi
Mais sous la lune
Toi tu danses
Parmi les tombes
Où la bruyère fleurit
Il s’effrite lent
Le temps
Tombent les neiges d’antan
Sur les arbres aux cerises
Pétrifiées
Eurydice nue
Je suis jetée
Du haut du rêve
Toi tu danses et danses
A tes pieds
Lié
Le fil d’Ariane
Du lierre
Mes amarres mon passé
L’espace
Brisé resserré
Sur ton passage
Même quand j’ouvre les yeux
Tu danses et danses
Hors vie hors réalité
Tu danses
Rêve diurne
Fatalité

lundi 11 novembre 2013

Passé décomposé



j’écris ma vie
à l’aoriste
mon lendemain
se conjugue
toujours
à travers
mes hier


mercredi 23 octobre 2013

Cri




Montent du fond de ma mémoire
Comme libérés
Des mots leur ergastule
Des clichés éclatants
Sans paroles
Qui disent toujours tout

mercredi 9 octobre 2013

Octobre couperet




jamais tu ne t’étonnes
de mon ombre attentive
des miettes que je sème
pour toi
seul
non
jamais

AILLEURS

tu voles vers ton phare
indistinct
toi tu crois
encore
aux
lendemains

dimanche 6 octobre 2013

Sans Faria




Le sang n’a pas cessé de grésiller
Et les imprécations
Ont rebondi contre tous mes murs
Clos
Cheville vaporisée
Sur les larmes du cachot
Je me consume
Sous la couverture acide
Du chagrin