jeudi 9 octobre 2014

Mésalliance


Dans l’orbe de tes bras
Nos jours heureux
Comme autant de planètes
Ornant ma tiare de mariée
Le thuya peuplé de songes
S’étiolait
Déjà
Etoiles mortes
Bijou redevenu poussière
Mot désarticulés
Serments hués
Bafoués
Dans mon urne funéraire
Course annulaire
Le métal terni
Nié
Odeur de ma terre
Ton corps
Et le monde autour
Gravitant
Définitivement
Allogène

samedi 27 septembre 2014

mercredi 17 septembre 2014

Tutélaire




Que reste-t-il des mots donnés à ton silence
Des rêves partagés sous tes étoiles rares
Que reste-t-il du goût acide de l’enfance
Et du parfum ténu de nos proses bizarres ?

Que reste-t-il du lien noué dans l’innocence
Du serment murmuré par ton cœur peu bavard
Que reste-t-il des ors d’un amour sans défiance
Pilés par l’ouragan de mensonges barbares ?

En moi pâlit un peu l’encre des vers d’antan
En moi s’éventent tendres nos doux élixirs
En moi se rembrunit ton regard caressant
En moi s’assoupissent de suaves souvenirs

Tumulus endormis, nécropoles anciennes,
De nos tombeaux pourtant suis fidèle gardienne

dimanche 31 août 2014

Non soldée


Mon cabas à la main
Je passe
Un gros gras pigeon gris
Sous la fenêtre fermée
Conquérant en tête de gondole
Plein de morgue m’interpelle
Produit d’appel calibré
Mais je ne m’arrête pas
Aux gros volumes
La vente par lots
Ne passera pas
Par moi
Je compte les balcons désertés
De l’immeuble abandonné
Troupeaux hâbleurs
De pigeons déboussolés
Qui paradent
Produits urbains
Presque périmés
Je préfère garder le ventre creux
Qu’avaler votre solitude
Groupée
Etalée
Vente en gros
Je passe
Mon cabas
Restera vide
Ce matin

mercredi 30 juillet 2014

Cerveau reptilien



L’amour remue et mue, au rythme de tes mots,
Dans les contorsions de ton cœur carrousel,
L’amour danse une transe en tes yeux marigots,
Où stagnent les échos d’un tumulte charnel.

Lézard insatiable aux flots de tes saisons,
Il berce tes humeurs d’une flamme changeante,
Et serpente insondable, essaimant des poisons
Qui toujours hypnotisent ma douleur suintante.

L’amour glisse suave en mes nuits sans oubli,
M’étrangle, doucereux, de ses anneaux voraces
Et lentement m’aspire en un néant transi
Tandis que se diffusent ses venins tenaces.

L’amour remue et mue, espion de tes mensonges,
Puis se fige à la nuit, saurien exténué
Qui renaît au matin, perfide enfant des songes,
Pour mieux te disculper et mieux m’empoisonner.

L’amour remue ému, serpent sempiternel.

lundi 28 juillet 2014

Virus




tu es mon
cheval de Troie
je t’ai caressé
célébré encensé
orné de mots
attiré en moi
faisant fi
de tous les Laocoon
riant aux dieux
maintenant
pillée de fond en comble
dévastée
enterrée
oubliée
je prie
pour que dure mon exil
pour que meure la légende
de ton quartier
rester
terre morte
oubliée



dimanche 13 juillet 2014

Le doute


Tu regardes
L’éclat terni
A mon doigt
Il marque
Sigillaire
L’essence molle
De mes jours défunts